Préparation mentale aux raids, marathons des sables et  sports d’endurance : témoignage

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« L’épreuve du désert »

 

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Lucile BELLOTTI, athlète d’ultra-distance de niveau national : sa préparation mentale et ergonomique¥ avec ERGOS PERFORMANCE HUMAINE et sa saison 2004

 

 

 

Lucile Bellotti

 

      2e du Marathon des Sables 2004 (1ère Française).

      Vainqueur de la 2e et de la 5e étape du Marathon des Sables 2004

      Vainqueur de la Saint-Etienne/Lyon 2004

      Championne de Côte d’Azur de course sur route à de multiples reprises

      Membre du « Team Endurance Shop Toulon »

 

 

 

 

 

 

 

le point de vue d’une pratiquante de niveau national sur…

l’ergonomie psychologique¥

 

Dans cette rubrique, nous essayons de vous donner des éléments pratiques qui concernent la façon dont se traduisent la préparation mentale, le coaching et l’ergonomie psychologique, concrètement, pour la personne qui doit faire face à des enjeux de performance.

 

Éric LAURENT (Cabinet ERGOS PERFORMANCE HUMAINE) a conseillé Lucile BELLOTTI alors qu’elle préparait le Marathon des Sables 2004.

 

Elle a accepté d’expliquer aux internautes d’ERGOS-PERF.COM quelle a été sa préparation et comment elle a vécu cette épreuve mythique.

 

Ses propos ont été recueillis en février 2005.

 

 

 

Début de l’entretien

 

 

ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Lucile Bellotti bonjour, merci d'avoir accepté de répondre à ces questions. Pouvez-vous vous présenter, et nous dire comment vous en êtes venue à pratiquer la course à pied, puis la course ULTRA ?

 

LUCILE BELLOTTI : J'ai 34 ans, je suis ingénieur en développement d'entreprise dans un cabinet d'ingénierie spécialisé dans le champ du sport et habite dans les Bouches du Rhône.


J'aime le sport bien sûr, mais les voyages, la cuisine et l'art font partie de mon équilibre.

J'ai pratiqué la natation de 9 ans à 15 ans en club. J'ai un diplôme de maître nageur (BEESAN) qui m'a permis de travailler pendant mes études. Ensuite, j'ai fait 5 ans de funboard (l'eau m'a toujours attiré) en club également. Lorsque les conditions météo ne me permettaient pas de naviguer et pour garder une bonne condition physique, nous faisions des footings. Mes capacités cardio-vasculaires acquises grâce à la natation m'ont révélé un goût certain pour la course à pieds. Ma rencontre avec un ami, Samuel Bonaudo (un des meilleurs trailer français), qui fut mon unique entraîneur pendant 10 ans, m'a ouverte sur les exigences de la course à pieds dans toutes ses dimensions : rigueur, douleur et plaisir.


Endurante, je me suis orientée vers le fond : semi marathon, saison de cross (pour la vitesse), puis marathon. J'aime les défis et la réalisation de mes rêves. Ceux-ci se sont concrétisés par ma participation au MDS en 2004, en me permettant d’affirmer mes qualités sur des événements importants. J’ai obtenu la 2
e place du classement général féminin, la 41e place du scratch, et du plaisir ! Depuis, l'ultra est ma discipline de prédilection.

 

 

Du semi-marathon à l’ultra…

Ici dans la classique internationale « Marseille-Cassis » 2004

 

 

ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Comment est-ce que vous décririez le rôle du « mental » dans votre discipline ?


LUCILE BELLOTTI : Absolument fondamental ! Si je reprends l'exemple du MDS, arriver au bout c'est 70% de mental et 30% de capacité physique. Courir et enchaîner chaque jour des épreuves sur la douleur, ne voir que des infinis, rester concentrée, dans sa bulle, maintenir à l'esprit le « pourquoi je suis là » et prendre du plaisir en même temps, font partie d'un cocktail de capacités mentales qui permettent de se dépasser et d'aller au bout de l'aventure, au bout de soi.... Mon mental est ma réussite.

 

ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Quels ont été les principales stratégies d'ergonomie psychologique ou techniques de préparation mentale mises en place avant le Marathon des Sables 2004 ?

 

LUCILE BELLOTTI : Elles sont de trois catégories. Tout d’abord tout ce qui appartient à la projection personnelle. Le préparateur mental m’aide à faire le point très régulièrement sur mon projet sportif, les éventuels obstacles rencontrés. Cela permet de clarifier les moyens à mettre en œuvre pour que le rêve devienne réalité… Ensuite il y a un suivi plus analytique sur le plan motivationnel et affectif, assez pointu, à l’aide de questionnaires et d’entretiens qui permet au préparateur d’ajuster son intervention au mieux, en fonction de la personnalité et de la façon dont chacun réagit à un type d’entraînement, à la vitesse de progression vers ses objectifs, ou à la pression de la compétition. Enfin, de tout ce travail découlent les stratégies ou techniques de préparation mentale qui sont vraiment individualisées en fonction du travail effectué en amont. Dans mon cas, il fallait que je puisse rester concentrée pendant de longues heures et que je puisse encaisser la douleur, l’inconfort de la situation de course dans le désert. Pour cela nous avons mis en place des stratégies d’imagerie mentale associées à un travail de contrôle de la  respiration. Me fermer hermétiquement dans une bulle quand j’en ressentais le besoin, écouter mon souffle, sentir mon corps, revenir à tout ce que pouvait m’apporter cette situation, m’a permis de rester concentrée sur mon objectif. J’avais différentes images mentales à ma disposition, en particulier des images rassurantes et des images centrées sur l’objectif dont la base était la réponse à la question « pourquoi suis-je là ». À vie, je retiendrai cette méthode de gestion de l’effort, pour les prochaines épreuves sportives ou non sportives car elles permettent de se transcender, d’être forte là ou d’autres peuvent céder.

 

 

Départ du 19e Marathon des Sables, 2004

237 Km en 6 étapes dans le Sahara.

© CIMBALY-PE RASTOIN / MDS2004

 


 
ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Blanche de Richemont, dans son ouvrage « Éloge du désert » (publié en 2004 aux Presses de la Renaissance) dit du désert qu'il s'agit d'une « terre d'extrêmes où la mesure est démesure et la demi-mesure, néant ». Avez-vous eu le même sentiment lors de votre première rencontre avec cet élément, lors du Marathon des Sables 2004 ?

 

LUCILE BELLOTTI : Pas sur la première étape, car j'étais focalisée sur ma performance uniquement, et puis les aléas de « cette terre d’extrêmes » nous ramène bien plus vite que ce que l'on peut penser aux urgences du moment : le désert se respecte, il impose des contraintes énormes à l'être humain et j'approuve le fait que la « demi-mesure est néant ». La mesure est énorme !

 

ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Comment avez-vous géré mentalement, au quotidien, la « démesure » que représente cet effort sur une période prolongée (237 Km en 6 étapes dans le désert saharien, en autosuffisance alimentaire, par 50°...) ?

 

LUCILE BELLOTTI : Comme j'ai pu le dire précédemment je n'ai pas pris conscience immédiatement de cette démesure, et puis forcément la fatigue et la pression d'une victoire m'ont obligé à faire appel de façon très régulière à des outils d'imagerie mentale « à la carte », c'est-à-dire, en fonction des problèmes que je rencontrais. Il fallait « rester dans sa bulle » pour faire face à l'environnement physique (chaleur, vent, cailloux, distances infinis), la fatigue, et puis, au fur et à mesure, les commentaires des autres, les journalistes qui nous donnent déjà gagnante… Pour moi, il fallait toujours laisser une part de doute sur l’issue de cette épreuve et donc je devais rester dans mon univers tout en prenant en compte la situation pour les aspects stratégiques de la course.

 

 

 

Première victoire d’étape

OUED EL KHAIT / LAC IRIQUI - 34 Km

© CYMBALY/MDS2004

 


ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : À l'intensité de l'effort et des perceptions au milieu de ce décors inhabituel, sont donc venus se greffer des moments intenses comme la victoire de deux étapes (la 2e et la 5e) et la prise de la première place du classement général provisoire à la fin de la 3e étape. Comment concrètement ces événements ont-ils influencé votre « mental » et comment avez-vous géré la situation ?

 

LUCILE BELLOTTI : Forcément une euphorie m’a envahie, mais je me suis assez rapidement fermée. Je ne les fuyais pas les autres participants, mais je n'allais pas vers eux, mes confidents étaient mes compagnons de tente qui me chouchoutaient tout en me rappelant que rien n'était fait et cet état d’esprit était conforme à ma façon de gérer mentalement la situation. Et puis je me suis rapprochée de l'équipe marocaine des frères Ahansal dont l'un a 7 victoires consécutives à son actif, car eux aussi adoptaient une sorte d’isolement vis-à-vis de la pression et évoluaient dans cet état d’esprit, selon lequel la victoire n’est jamais acquise ! Jusque sur la ligne d'arrivée le doute était présent en moi, je suis restée humble, et avait envisagé la possibilité d’un éventuel échec ! Cependant, sur les conseils de mon préparateur mental, Éric LAURENT, l’essentiel de mon activité mentale concernait les aspects positifs de cette entreprise et le nécessaire dépassement de soi comme moyen d’y parvenir.


ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Il y a certainement eu, aussi, des moments décisifs pendant la course, des moments clés où vous avez tenu, là où d'autres concurrentes ont lâché prise... Pouvez-vous nous raconter ces moments et ce qu'il se passait dans votre tête à ces instants ?

 

LUCILE BELLOTTI : Oui en fait je me souviens surtout d'un moment sur la ligne de départ lors de la 4e étape, longue de 76 km. Les 50 meilleurs partaient 3 heures après les autres, et là on peut dire que tout le monde se scrutait, c'était les leaders qui étaient sur la ligne de départ. La tension était forte, car parmi ce petit groupe certains marqueraient l'histoire du 19e MDS. Et puis c'était l'épreuve du doute, la longue étape, celle qui se finirait de nuit. Moi je ne connaissais rien de tout ça ni la quantité de kilomètres, ni la course de nuit, le doute était fortement présent. En plus de mes propres ressources, j’essayais quand même de me rassurer à chaque étape en demandant à Lahcen, le leader, d'estimer pour moi combien de temps je parcourrais l’étape du jour : il se calquait sur lui et rajoutait une heure ou deux, c'était rassurant, car cela me donnait un cadre horaire général. Et puis bien sûr il y avait le stress, ce jour là j'étais première du classement général, donc la pression, beaucoup de pression, les commissaires de course, les photographes, bref, des moments de stress total, mais seulement des moments, car je parvenais à rétablir le contact avec moi-même en faisant le point sur la situation, et encore une fois en me recentrant sur mes propres objectifs, et pas sur les situations que d’autres montaient pour moi.

 

Par exemple, il y a eu cette phrase d'encouragement de Simone Kaiser, la gagnante du classement général, qui, sur la ligne de départ, m'a dit « c'est toi la plus forte ». Paradoxalement, cette phrase, l’instant d’une seconde, a fait l’effet d’une « bombe ». J'ai failli m'effondrer ! Déstabilisée, un instant, parce qu’elle me mettait, consciemment ou inconsciemment, toute la responsabilité de la course sur les épaules, en plus de la tâche qui était devant nous.  Mais je me suis recentrée sur moi au maximum et là je peux vous dire que l’imagerie m’a encore servie : sans cesse visualiser le pourquoi j'étais là : oublier la pression, les faux objectifs venus de l’extérieur, la douleur, et ne vivre que l'expérience au plus proche du plaisir, écouter ma respiration, me fermer dans ma bulle, ne jamais en sortir, courir encore, pour moi....

 

Nous étions déjà fatigués et le vrai but de cette étape, c'était d'arriver au bout, en gérant l’épreuve au mieux par rapport à ses capacités et ses objectifs : après nous savions tous que nous aurions cette journée totale de repos, c'était la récompense... Prendre la tête de façon trop inconsidérée dès le début de cette étape aurait été suicidaire…

 

 

En tête pour la victoire de la 5e étape

JEBEL MEGAG / JEBEL BOU DEBGANE (42 Km)

© CYMBALY/MDS2004

 


ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Quels conseils donneriez-vous, en termes de préparations physique, technique et mentale pour la participation à cette épreuve ?

LUCILE BELLOTTI : Se méfier des discours des autres, faire au plus simple et n'écouter que soi et son corps. Pour une telle épreuve chacun à ses petits trucs, ses petites expériences....., surtout ne rien changer sur ce que l'on a l'habitude de faire, mais attention considérer l'épreuve qui nous attend, ce n'est pas du tourisme, donc ne pas s'égarer, visiter les tentes voisines le soir, c'est bien mais seulement le soir de la dernière épreuve, histoire de ne pas se disperser et rester concentré et puis rester dans sa bulle n'écouter que son corps, se reposer, même si l'on se sent en forme. Pour cela, un travail sur le mental avec un vrai spécialiste, qui connaît à la fois son métier et l’activité sportive, peut aider à identifier ce que l’on désire vraiment dans sa pratique, les moyens à mettre en œuvre et les techniques appropriées en fonction de la situation et de sa personnalité.

 

Personnellement, ce qui m'a vraiment aidée c'est 1) de me dire que jusqu’au dernier moment, rien n'est définitif, fait, mais que tout est possible ! Tout, c’est-à-dire ce que j’avais appris à identifier comme étant mon désir… 2) les techniques pour m’en rapprocher, et ne pas s’en éloigner même dans les situations de stress.

 

Chaque jour était une surprise, même si je me sentais très en forme, laisser toujours l’incertitude pour le lendemain : ce sera peut-être encore meilleur… mais rester focalisée....  Ne jamais oublier le pourquoi nous sommes là : plaisir, compétition, oeuvre humanitaire, expérimentation, qu'importe, mais avoir une raison d'être là !

 

 

 

Podium du classement général féminin du 19e Marathon des Sables 2004

 


ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Avez-vous personnellement senti que vous évoluiez sur le plan mental avec l'expérience des courses ? Par exemple, quels ont été vos atouts « mentaux » lors de la Saint-Étienne/Lyon 2004 (62 Km), course que vous avez remportée ?

 

LUCILE BELLOTTI : Oui je pense, car comme pour le MDS, mon compagnon de course a été la douleur : crampes au bout de 3 heures de course alors qu'il m'en restait encore 3 !


La tolérance à cette douleur, évidemment la distance était plus courte, ne fut (presque…) qu'une formalité, pourtant elle était bien présente. Quant à la distance je l'avais complètement désacralisée, ayant réalisé 76 Km dans le sable ! Mes atouts étaient alors l'expérience de la gestion de l’effort, avoir déjà vécu le doute, la douleur, et surtout avoir développé les moyens mentaux d’y faire face. Au bout la victoire ; la Saint-Étienne/Lyon avait exactement la même saveur. J'étais première dès la première heure, je devais tenir la distance et maintenir le rythme malgré la douleur, exactement comme au marathon des sables : là aussi j'étais dans ma bulle, seule avec mon souffle et ma douleur... Mais au bout, ce que j’avais désiré !


ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Quelles sont vos orientations et ambitions aujourd'hui ?


LUCILE BELLOTTI : Coté ambition : ce serait rester au top sur des épreuves ultra, dans les 3 premières à chaque fois, tout en me faisant plaisir.


Mes orientations : là c'est plus flou, je dois récupérer psychologiquement, j'ai quand même l'impression d'avoir été éprouvée par ces deux épreuves (MDS et la Saintélyon) en 2004. Je dois retrouver mon mental de « guerrière », c’est-à-dire faire un travail pour identifier à nouveau mes envies concrètes, définir les courses qui me font envie, ensuite je dispose des techniques de préparation mentale opérationnelles pour faire le maximum pour atteindre les objectifs définis ! Je suis également dans une période de transition avec un changement de club... Tout cela doit doucement se mettre en place.


Toutefois, je sens déjà que je referai l'année prochaine  le MDS (NDLR : en 2006), en espérant une première place ! J'aimerais aussi faire les 100 Km de Millau, car pour moi 100 Km sur la route, c’est encore complètement autre chose, et je veux là aussi voir de quoi je suis capable.

 

Je serai de façon certaine, cette année, sur la ligne de départ du marathon de Paris avec l'objectif de faire aussi bien qu'il y a deux ans (- de 3h00) et en ce qui concerne l’ultra, peut-être, en août, sur l'ultra trail du tour du Mont Blanc.


ERGOS PERFORMANCE HUMAINE : Lucile, merci beaucoup, et tous nos voeux de réussite pour la suite !

 

Fin de l’entretien

© ERGOS PERFORMANCE HUMAINE 2005

 

 

Nous remercions Melle Lucile Bellotti d’avoir répondu à ces questions qui, nous l’espérons, vous auront renseigné(e) sur le « vécu » de la personne engagée dans une démarche d’ergonomie et de préparation mentale en vue d’une adaptation maximale à ses objectifs de performance.

 

 

Nous nous permettons de signaler que Melle Bellotti est sponsorisée par les magasins Endurance ShopToulon et a reçu le soutien financier et matériel de la firme Nestlé™ pour sa participation au Marathon des Sables 2004.

 

-> LIENS

 

VICTOIRE DE LUCILE BELLOTTI À LA TRANS’AQ 2005 : 240 KM DANS LES DUNES DE L’AQUITAINE, juin 2005 (PHOTOS)Lien interne ERGOS-PERF.COM

 

ARTICLE DE PRESSE : «  Le mirage de Lucile Bellotti est devenu une belle réalité », LA PROVENCE, mai 2004Lien interne ERGOS-PERF.COM

 

                                     

 

¥ NDLR : « L’ergonomie psychologique » constitue le cœur de métier d’ERGOS PERFORMANCE HUMAINE. Elle englobe à la fois les processus d’adaptation psychologique, de régulation des affects et de la concentration souvent désignés sous le vocable de « préparation psychologique » et de « préparation mentale » dans le contexte sportif, ou de « coaching » dans le milieu de l’entreprise, mais aussi les processus d’adaptation des conditions de pratique ou de travail et de régulation des contraintes extérieures à l’individu lui-même, de façon à adapter un environnement, un service, ou un produit manufacturé, aux caractéristiques psychologiques générales ou spécifiques des personnes ou des groupes placés dans des situations de travail, de compétition ou d’apprentissage. [cliquez ici pour revenir au début du document]

 

 

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Lien vers Elite Mentale (organisme de préparation mentale où

intervient Éric LAURENT) : http://www.elite-mentale.com