Embrun Man 2005

                      

Natation 3,8 Km / Vélo 185,5 Km / Course à Pied 42,195 Km

Lundi 15 août 2005


« Mon 2e Embrun Man »

Dernière mise à jour effectuée vendredi 11 novembre 2005


 

 

Voici donc, comme promis, un petit retour sur la journée du 15 Août 2005…

 

Remerciements auparavant à tous les gens qui m’ont soutenu le jour J :

mes parents, Carole, Cyrille, Emlyn (merci à eux aussi de regarder d’un bon œil un mode de vie un peu spécial, qui permet la participation à ce genre d’épreuves ; et encore d’avoir assuré le « reportage photo et vidéo »), Hélène, Elsa, Luc, Maurice, Fredy, Yannick, Alex, Arnaud, Serge… et les nombreux spectateurs anonymes

ou bien à distance : Patrick, Marcus, Gaby...

 

 

 

 

 

Lundi 15 Août 2005. 3h00.

 

C’est le réveil en pleine nuit, comme je l’aime. Sans doute parce que cela souligne le caractère un peu exceptionnel de la journée qui s’amorce. Je me réveille naturellement, tout seul, (pile à l’heure, comme les deux nuits précédentes !??).  Repas, douche chaude, mise en place des pansements préventifs sur les zones de frottement. Puis départ du camping vers le parc en même temps que notre voisin, Frédéric Suglia du DTP d’Aubagne. Mes parents me déposent et je trottine pour arriver à l’entrée du parc. Comme l’année dernière, j’apprécie ce moment. Dans la nuit, les bénévoles, les arbitres, tout le monde est à son poste pour faire réussir, ensemble, une belle journée. Et l’on rentre dans le parc.

 

 

5h35. Une petite vue du parc à vélo quelques dizaines de minutes avant le départ.

 

5h45. Quelques triathlètes sortent du parc et partent s’échauffer dans le port d’aviron !! Moi je finis de me préparer (dans le parc, loin derrière…), puis je cours me positionner dans le sas… Il y a énormément de monde et je dois me faufiler sur plus de 15 mètres pour parvenir au premier cinquième du peloton. Les triathlètes à Embrun sont plutôt enclin à laisser leurs concurrents se positionner où bon leur semble (on n’a pas trop envie de rajouter encore de la difficulté en se faisant noyer par un meilleur nageur retenu à l’arrière du peloton parce qu’il n’a pas pu se positionner en fonction de son niveau).

 

5h49. Oui, il fait bien noir et la tâche blanche c’est un bonhomme en train de s’échauffer (!!!). Les spectateurs sont déjà prêts… Les filles et les handisports sont sur le départ !

 

5h53. Les filles et les handisports sont partis. On a été libéré du sas : je cours sur la plage (assez vite !) et je me positionne en 2e ou 3e ligne. Je tourne la tête à droite et je tape sur l’épaule de mon voisin, c’est Thierry Chatron. Derrière moi quelqu’un arrive, c’est encore un toulonnais, Hervé Schreck. Je suis entouré par « la sous-section toulonnaise » de l’armada du TM Gréoux. Je laisse passer Hervé devant moi (l’année dernière il sort 16e de l’eau). Bien, un peu de convivialité, mais tout le monde se remet dans la course en quelques secondes et les visages se ferment.

 

 

5h57. Les spectateurs et certains triathlètes tapent dans les mains, la pression monte tranquillement. Je sais que je suis suffisamment activé physiologiquement mais relâché en même temps, bref prêt à partir.

 

 

 

5h58.  Les lunettes sont sur les yeux et je suis dans la course !!

 

 

 6h00. Départ ! Au moment de partir je n’ai pas de doutes et je pars, c’est tout. Le départ de la plage se fait en courant (enfin ça va vraiment vite !!!) et moi je cours le plus longtemps possible dans l’eau, je sais que c’est une question de secondes… Et là c’est un moment intense… je m’enfonce progressivement avant, avant, avant… ça y est, hop ! C’est LE moment de mettre la tête dans l’eau, de se plonger dans le « Grand Noir » ou plutôt le « Grand Noir » (;-> Ψ). « Ça nage, on voit rien, ça bastonne ». Départ rapide, « bien sûr ». Et je prends une bonne claque en plein milieu de la tête au bout de 80 à 100 mètres. Vraiment pas agréable les claques dans le noir mais on va pas en mourir et puis de toute façon, dans ces cas-là, t’as pas le choix, t’avances ou… tu te noies. Je sens aussi que je n’ai pas mis assez de vaseline autour du cou et ma combi m’irrite déjà (Argh !!).

 

 

6h03. Sentiment d’oppression thoracique : difficulté à mouvoir les muscles respiratoires (sentiment d’être asthmatique). Bon je sais que c’est un phénomène assez commun à Embrun à ce stade de la course : dette d’oxygène, environnement hostile, perte de repères, désorientation, il faut se décontracter. En plus, j’ai pris mon cardiofréquencemètre et l’émetteur est peut-être un peu serré autour du thorax. J’ai recours à des techniques que je fais pratiquer en préparation mentale... Respiration abdominale, diminution de la tonicité musculaire, imagerie mentale, relativisation de la situation. Je diminue fortement mon rythme de course jusqu’à la première grosse bouée, puis ça repart doucement. Première situation un peu délicate gérée, je sais que ça va mieux se passer sur le reste du parcours natation. Comme l’année dernière, je me retrouve ensuite rapidement un peu isolé, à gauche des autres.

 

6h19. Un bateau chargé de la sécurité.

 

 

6h25. Le peloton de tête est vers la mi-parcours en natation.

 

 

Vers 6h29. J’entame le deuxième tour. Allez, je vais être un peu mieux techniquement, je le sais. Je nage plus au contact des autres triathlètes, ce qui me permet de profiter de l’aspiration et de me décontracter. Sur le retour vers le parc, je reprends des places.

 

 

6h36. C’est beau !

(enfin, là, j’ai quand même la tête dans l’eau…mais de temps en temps on peut apercevoir les montagnes et… la lumière !)

 

 

6h46. Reste une centaine de mètres pour le premier (Cyrille Neveu).

 

 

7h00. Je sors de l’eau. OUI, ça c’est un bon moment. 1h00’57’’. Bon, c’est moyen. Une grosse minute de moins comparé à l’année dernière. La foule et les applaudissements, il fait jour. C’est déjà un autre combat. Je tourne la tête au moment de passer sous le portique du chrono, et j’aperçois à mes côtés Thierry. On est parti l’un à côté de l’autre et on passe une heure plus tard ensemble sous le portique !!! Un petit encouragement mutuel, puis chacun sa route (la meilleure perf de Thierry c’est 11e à Embrun… alors je sais que je ne devrais plus le revoir à vélo). C’est une épreuve Ironman, mais ça court vite pour faire une bonne transition ! Je regagne ma place et j’entends « Allez Éric », mes parents et un ami à eux m’encouragent.

 

 

7h01. Récupérer le vélo le plus rapidement possible : Ironman ou sprint, peu importe ! (Nota pour les quelques spectateurs qu’on entend dire parfois « doucement t’as le temps » dans les aires de transition : le changement fait partie de la course et aller vite dans cette phase ce n’est pas ce qui nous fatigue. On ne descend pas rapidement dans les courbes à vélo pour gagner quelques secondes et les perdre dans le changement ! Enfin, la course ne se termine qu’à la fin du marathon !).

 

 

 

7h03. Je finis de me changer (au fond à gauche) et salue « mes supporters » pour les remercier ;-> : je m’en vais à vélo.

 

 

 KM 1 du vélo. Les premières sensations sont vraiment très bonnes et dans les premiers hectomètres bien pentus je passe pas mal de concurrents.

Au bout de 2 Km, surprise énorme, ma sœur, mon beau-frère et ma nièce sont sur le bord de la route : je pense « ils sont exceptionnels… » (excusez-moi de verser dans le subjectivisme, mais c’est le style de l’exercice qui le permet alors… ils ne devaient pas monter officiellement, et ils ont fait la route dans la nuit : MERCI !). Donc, l’ensemble fait que le vélo commence vraiment très bien. 2 kilomètres plus loin, c’est Marc Louis qui me passe, très véloce (?!). Au sommet des Puys je commence à déchanter. Hypothermie, je ne peux plus plier la main gauche pour freiner !! Deuxième moment dur de la course. J’essaye de réchauffer ma main comme je peux et heureusement j’amorce une portion de descente éclairée par le soleil, je vais me réchauffer et pouvoir contrôler ma main.

La main réchauffée, je fais une super descente et reprends pas mal de places.

 

 

 

7h30. Pendant ce temps, il y en a d’autres qui se gèlent aussi… ma nièce (bon pour elle ça a l’air d’aller à peu près…), ma sœur, ma mère et mon beau-frère.

 

 

8h33. Premier retour sur Embrun, je passe approximativement au bout d’1h30 de vélo au grand rond-point de l’entrée d’Embrun, et là… le public est très nombreux et les corps des spectateurs défilent des deux côtés de la route. Toute énergie est bonne à prendre, je profite du spectacle en passant sur les côtés. J’entends et j’aperçois mon père, et un peu plus loin Serge, son collègue. Sur la route vers St Clément/Durance, dans une portion de descente, un écureuil décide de traverser devant ma roue avant, mais se ravise afin de nous épargner des soucis… merci l’écureuil pour ta sage décision !

 

 

10h25. Dans la montée de l’Izoard, je retrouve Carole, Cyrille et Emlyn qui dort dans le porte-bébé. Ça me fait marrer de voir qu’Emlyn a vraiment d’autres soucis plus urgents que de s’occuper de la course… Chacun sa temporalité…

 

L’Izoard quelques hectomètres avant Arvieux.

 

 

100 mètres plus loin. Échanges avec un triathlète spectateur.

 

Vers 11h00. Ça devient dur dans l’Izoard. Pas de problème particulier pour continuer à avancer doucement. Cependant, j’ai de mauvaises sensations, je n’arrive pas à faire tourner les jambes (j’ai comme une très légère sensation d’engourdissement qui se maintiendra jusqu’au bout du vélo), je n’arrive pas à mettre du braquet et le cœur ne monte pas vraiment en pulsations. L’ascension est vraiment différente par rapport à l’année dernière où dans cette partie j’étais en pleine forme. Dans le passage dans la forêt je ne suis vraiment pas bien. Arrivé à la Casse Déserte, je « respire un peu », je sais que le plus dur de l’ascension est derrière moi. Au Km 98,4 du vélo, je bascule au sommet après m’être rempli les poches et avoir récupéré mes gourdes de ravitaillement. Bon, je me pose des questions sur la descente car il y quelques temps, dans cette même descente à l’entraînement, le vélo vibrait complètement quand je freinais, sans doute avec le froid, l’altitude et le déplacement de l’air. J’espère que la maintenance effectuée aura eu de l’effet (difficile d’en être sûr car ce phénomène ne survient qu’en altitude : tiens d’ailleurs si vous avez des solutions… envoyez moi un petit courriel… j’ai fait changé les patins et fait vérifié le jeu de direction, mais malgré cela…->). J’attaque les premiers virages en épingles et double quelques concurrents. Mais un peu plus loin, je me rends compte que ça recommence ! Je freine et là je fais des « bonds latéraux » avec le vélo : mauvaise nouvelle, mais je n’ai pas envie de me tuer.... Je ne vais pas pouvoir descendre correctement (Argh !!). Un peu plus loin, dans les longs bouts droits, je me fais doubler. Impossible de prendre plus de 60 km.h-1 là où certains doivent descendre à 90. C’est frustrant, mais il faut faire avec. En plus, une deuxième hypothermie survient à ce moment. Moral en baisse, mais on commence à avoir l’habitude ! Et là, il y a toujours des événements qui viennent décontracter l’atmosphère… Là, à côté de moi, il y a un gars qui descend… en maillot de bain et débardeur type brassière au-dessus du nombril et sans manche!!! Je trouve cela tellement hallucinant, il faisait 8 degrés au sommet ! En discutant un peu, il me dit qu’il n’a pas froid. Bon ben tout va bien alors J

 

Après Briançon, on se dirige vers Champcella. Je n’arrive pas à retrouver de bonnes sensations et en plus je n’arrive plus à m’alimenter depuis le sommet de l’Izoard (il n’y a que ma boisson au bouillon de poule qui passe de temps en temps)… jusqu’à la fameuse côte de Pallon et ses 15%. Juste avant, il y a une portion de descente. Je profite de l’élan et d’une fraîcheur retrouvée (ou enfin arrivée…) pour conserver ma vitesse en gardant la grosse plaque. Les gens me regardent un peu éberlués, m’encouragent, mais me disent aussi « d’en garder ». Ne vous inquiétez pas je ne vais pas faire toute la côte sur le 53 !  Là encore, scénario différent de l’année dernière, je monte vraiment bien, et la côte de Pallon (~Km 140) me parait plutôt courte. Comme l’année dernière, je tombe sur Maurice et Yannick, de La Ciotat Triathlon (LCT, mon club), fidèles à leur poste pour nous encourager (même s’ils ont déjà participé) et qui trouvent spontanément des mots sympas (merci les amis !).

 

Vidéo vélo à 12h54 dans la côte de Pallon (Km 140,2) ici

*Fichier QuickTime .MOV (si vous ne pouvez pas lire le fichier après avoir attendu un temps raisonnable et avoir actualisé la page, vous pouvez essayez de télécharger le player QuickTime pour Windows : http://www.apple.com/fr/quicktime/download/win.html)

 

 

Arrivé au sommet de la côte de Pallon, je suis en discussion avec mon père. J’essaye d’expliquer que jusqu’à il y a très peu, j’ai eu l’impression d’avoir les muscles qui tournaient « au ralenti » : eh oui… pour les spectateurs c’est long d’être dans l’expectative pendant plus de 13h00, alors un peu de communication… c’est le minimum !

>> Vidéo vélo à 13h00, au sommet de la côte de Pallon (Km 141,1) ici

 

 

Vers 13h19, en arrivant vers le Km 150, à 2 Km de Réotier, j’ai des brûlures gastriques. Je me fais doubler par un groupe L (?) que je repasserai dans la descente sur St Clément/Durance J.

>> Vidéo vélo à 13h22 à 2 Km de Réotier (Km 150) ici

                          

 

 

13h45.  Sur le retour, vers St André d’Embrun (~Km 165,5)…    à      

 

Le retour entre St Clément/Durance et Embrun est comme l’année dernière et comme à l’entraînement, très difficile pour moi. Arrivé sur Embrun, j’attaque la côte de Chalvet au ralenti, et comme d’habitude, c’est terrible ! Depuis le sommet de l’Izoard je n’arrive plus à m’alimenter correctement, c’est vraiment un problème ! Je me force à boire, au moins le coca que l’on me présente aux ravitaillements. Après la descente, je pose le vélo dans le parc, et là, gros point d’interrogation. Le bilan du vélo n’est pas fameux, j’ai l’impression de n’avoir jamais été au mieux, sauf dans les descentes (si l’on fait l’exception bien sûr de celle de l’Izoard). Je me demande vraiment comment cela va se passer à pied. Je n’étais pas très bien en vélo, mais en même temps je n’ai jamais fait monter le rythme cardiaque de façon importante, alors il me reste peut-être des réserves ?

 

 

 

 Marathon, Km 1. Si si, c’est vrai, j’ai d’énormes sensations à pied ! J’ai avalé du coca et je continuerai à carburer au coca. Je contrôle ma fréquence cardiaque, c’est impeccable, je suis à 129 pulsations.min-1 et je cours à peu près à 13,5 km.h-1 sur le plat. C’est vraiment surprenant, je n’ai pas l’impression d’avoir fait grand-chose avant malgré les Km de vélo, et j’ai le sentiment d’avoir une foulée relativement dynamique pour un marathon en triathlon. Je tombe sur Alex (Alexandre Fambonne, du LCT) qui m’encourage et qui court un peu avec moi autour du plan d’eau. Merci « Iron » Alex ! Cela m’a fait vraiment du bien. Là, je me dis que si je tiens à ce rythme auquel je suis vraiment à l’aise, tout peut arriver ; mais on verra bien, la route est encore longue.

 

 

Vidéo course à pied premier tour à 15h12 (~Km 1,8) ici

 

Vidéo course à pied premier tour à 15h18  (~Km 3) ici

 

Vidéo course à pied premier tour à 15h31 (~Km 5,5) ici

 

 

Je maintiens le cap sans difficulté, et je reprends facilement une quinzaine de places en 12 Km. Cette année au moins, je peux profiter un peu de ma « discipline de prédilection » (... en triathlon).

 

 

 

Vers 16h03. Premier tour (Km 12,2). J’en ai fini avec les 5 bornes du fameux aller-retour le long de la Durance. Malgré sa « mauvaise réputation » auprès des concurrents (ligne quasiment droite et demi-tour), cet aller-retour ne me dérange pas plus que ça. C’est une période où je me concentre sur mes sensations, l’alimentation, l’imagerie mentale. En plus cela nous permet de voir un peu les autres triathlètes : j’ai croisé un équipier du LCT, Eric Zaïna, qui amorçait son aller/retour. En vélo, on voit du pays, en course à pied, au moins, on voit du monde. Je me dirige vers le Pont Neuf (à 300m). Je commence à éprouver les premières sensations de jambes lourdes et le retour vers Baratier, vallonné, me fera bien plus mal.

 

 

Arrivée au parc pour amorcer le deuxième tour. Je récupère mon collier fluo attestant l’accomplissement du premier tour. Passant devant le point de ravitaillement personnel, je décide de ne pas attendre mon sac car il y a un peu de monde devant moi et je suis à peu près sûr que je ne pourrai pas avaler autre chose que du coca. Au ravitaillement commun je vois Fredy, du LCT.  Elle arbitre pour la ligue mais s’autorise quand même un petit encouragement… (merci !). Voir des gens différents à des moments différents, tout au long du parcours, c’est quelque chose !

 

J’entame donc mon deuxième tour de façon plus poussive que 20 Km plus tôt, mais bon, j’ai déjà fait un premier tour acceptable.

 

 

Vidéo course à pied un peu après le semi-marathon à 17h10 (~Km 21,6) ici

 

 

Au Km 22,5, je retrouve Hélène, Luc et Elsa, des amis qui sont venus pour m’encourager sur la course à pied. Grand bol d’air encore. On rigole bien malgré la course et la douleur. Mais en fait, c’est reparti et je me sens à nouveau très bienjusqu’au deuxième aller-retour sur la digue où je commence à ne plus supporter les chocs dans les cuisses.

 

 

17h49. Pendant que je fais mon aller-retour sur la digue de la Durance dans ce deuxième tour, Hélène, Elsa et Luc posent, « dans les prés », pour la photo ! ;-> Merci à vous mes amis supporters !

 

 

         

18h23, Km 34,4. Ravitaillement de Starflash. Sur le retour vers Baratier. Non, je ne suis pas en train de tomber sur le côté… ;-> mais je me déséquilibre (en bon judoka ?) pour me déplacer de façon la plus économique qui soit… vers le ravitaillement qui est sur ma gauche !!! Cela fait 4 Km que je ne peux quasiment plus courir, les cuisses ne tolèrent plus les chocs.

 

 

 

18h24, Km 34,4. Le ravitaillement en question… Péché de soif ? Je ne sais pas, mais en tous cas, ça fait du bien !

 

 

18h24, Km 34,4. Après le ravitaillement, dur de repartir en côte. Allez, 1,1 Km de montée, et ensuite ça descend ou c’est plat jusqu’à la ligne. Mais dans la descente, c’est pareil, j’alterne marche et course ! Je rencontre Arnaud (Sarzacq, du LCT), vers le pont de la Clapière (Km 39), qui m’accompagne un peu en « courant » à côté de moi ; le soutien de « cet expérimenté » (17e l’année dernière juste derrière Hervé!), me permet de me maintenir, mais je ne peux donner plus. Je sais juste que c’est bientôt fini, un petit tour de plan d’eau et puis la ligne d’arrivée. Je passe sous le pont et ce tour de plan d’eau est consacré à revenir sur les événements, à profiter de la conclusion de cette longue journée, et d’une certaine façon, à célébrer mentalement une année entière de préparation.

 

 

 

19h24, Km 42. Merci à tous ! Il me reste 200 mètres. Bizarrement et contrairement à l’année dernière où je ne pouvais pas aller beaucoup plus vite que mon rythme de croisière, je peux encore changer d’allure pour finir ces 200 mètres à 15-16-17 km.h-1. En plus ça plaît aux gens ! Je les salue, je prends ma médaille, mon Tee-shirt et direction le massage immédiatement après, où je fais ma troisième hypothermie de la journée !!!! (Argh !!)

 

***

 

13h25’46 ; 249e / 799 partants / 686 arrivants

Finalement, on classe*  l’équipe de La Ciotat Triathlon avec 3 gars rentrés (LAURENT  – TESTARD 588e en 15h25’42’’  – VERIN 605e en 15h39’19’’)

 

***

 

Voila, un petit verre en terrasse (euh.. du soda, mais plus de coca je crois), une petite discussion « technique » avec Samuel d’Endurance Shop Toulon, et puis un repas en famille.

 

*Si quelqu’un a eu le classement par équipe, vous pouvez me le communiquer et je le ferai figurer. Pour les collègues du LCT, je remarque que l’image du club est bonne auprès des spectateurs ( !!) et des triathlètes (on m’a aussi maintes fois interpellé au sujet de l’organisation de l’Iron B de La Ciotat, en me disant qu’une superbe épreuve comme celle-là devait être soutenue… alors bravo et réussite pour la suite !!) Pour moi, c’était probablement la dernière saison dans le club. C’est l’occasion de vous remercier pour votre accueil pendant ces deux saisons, et de souligner le caractère convivial de la vie dans cette structure ; caractère que j’ai particulièrement apprécié. Je vous dis à bientôt, sur les épreuves ou ailleurs, et pourquoi pas un jour à nouveau au club. ÉRIC !

 

 


 

 

ANALYSE DESCRIPTIVE ET TENTATIVES EXPLICATIVES SUR LES RÉSULTATS 2004 2005

Nota : les différentiels calculés sont exprimés en valeurs absolues. Cependant, j’ai coloré en bleu une amélioration ou encore un gain positif en marge personnelle sur un temps de référence (meilleur temps sur une épreuve ou temps médian). Une diminution de performance ou un « gain négatif » (une perte) sur marge personnelle sont indiqués en rouge.

VARIABLES

2004

2005

Temps total

13:32:42

13:25:46

Différentiel de temps total (année N) - temps (année N-1)

-

00:06:56

Place absolue

149

249

Différentiel de place absolue (année N) - place absolue (année N-1)

-

100

Nombre d'inscrits

584

884

Nombre de partants

480

799

Nombre d'arrivants

442

686

Place en pourcentage d'inscrits/partants

31,04166667

31,1639549

Différentiel de place en % du nombre d'inscrits ou de partants : % (année N) - % (année N-1)

-

0,12228828

Place en % du nombre d'arrivants

33,71040724

36,2973761

Différentiel de place en % du nombre d'arrivants : % (année N) - % (année N-1)

-

2,58696885

Temps total premier

10:02:43

09:59:32

Marge personnelle sur temps total premier

03:29:59

03:26:14

Gain en marge personnelle sur temps total premier : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

00:03:45

Différentiel temps total premier (année N) - temps total premier (année N-1)

-

00:03:11

Temps total médian

14:15:24

13:56:19

Marge personnelle sur temps total médian

00:42:42

00:30:33

Gain en marge personnelle sur temps total médian : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

00:12:09

Différentiel temps total médian (année N) - temps total médian (année N-1)

-

00:19:05

 

 

 

Temps natation

01:02:09

01:00:57

Différentiel de temps natation (année N) - temps (année N-1)

-

00:01:12

Vitesse moyenne natation en km.h-1

3,67

3,74

Temps de passage moyen natation au 100m

01:38,1

01:36,2

Place absolue natation

98

146

Différentiel de place absolue natation (année N) - place absolue natation (année N-1)

-

48

Nombre d'inscrits

584

884

Nombre de partants natation

500

799

Nombre d'arrivants natation

497

796

Place natation en % du nombre de partants natation

19,71830986

18,3417085

Différentiel de place natation en % du nombre de partants natation : % (année N) - % (année N-1)

-

1,37660132

Meilleur temps natation

00:46:48

00:47:25

Marge personnelle sur meilleur temps natation

00:15:21

0:13:32

Gain en marge personnelle sur meilleur temps natation : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

0:01:49

Différentiel meilleur temps natation (année N) - meilleur temps natation (année N-1)

-

0:00:37

Temps natation médian

01:10:01

01:10:01

Marge personnelle sur temps natation médian

00:07:52

00:09:04

Gain en marge personnelle sur temps natation médian : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

00:01:12

Différentiel temps natation médian (année N) - temps natation médian (année N-1)

-

0

 

 

 

Temps vélo

07:53:53

07:53:34

Différentiel de temps vélo (année N) - temps (année N-1)

-

00:00:19

Vitesse moyenne vélo en km.h-1 (calculée sur la base de 185,5 Km)

23,49

23,50

Temps de passage moyen vélo au Km

02:33,3

02:33,2

Place absolue vélo

164

334

Différentiel de place absolue vélo (année N) - place absolue vélo (année N-1)

-

170

Nombre d'inscrits

584

884

Nombre de partants vélo

497

796

Nombre d'arrivants vélo

460

743

Place vélo en % du nombre de partants vélo

35,65217391

44,9528937

Différentiel de place vélo en % du nombre de partants vélo : % (année N) - % (année N-1)

-

9,30071976

Meilleur temps vélo

06:03:26

06:05:01

Marge personnelle sur meilleur temps vélo

01:50:27

1:48:33

Gain en marge personnelle sur meilleur temps vélo : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

0:01:54

Différentiel meilleur temps vélo (année N) - meilleur temps vélo (année N-1)

-

0:01:35

Temps vélo médian

08:10:47

07:54:26

Marge personnelle sur temps vélo médian

00:16:54

00:00:52

Gain en marge personnelle sur temps vélo médian : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

00:16:02

Différentiel temps vélo médian (année N) - temps vélo médian (année N-1)

-

00:16:21

Différentiel de place entre sortie natation et arrivée vélo (gain de place en vélo)

-

-125

 

 

 

Temps cap

04:28:49

04:25:07

Différentiel de temps cap (année N) - temps (année N-1)

-

00:03:42

Vitesse moyenne cap en km.h-1

9,37

9,51

Temps de passage moyen au Km

06:24,2

06:18,5

Place absolue cap

177

306

Différentiel de place absolue cap (année N) - place absolue cap (année N-1)

-

129

Nombre d'inscrits

584

884

Nombre de partants cap

443

718

Nombre d'arrivants cap

442

686

Place cap en % du nombre de partants cap

40,04524887

44,606414

Différentiel de place cap en % du nombre de partants cap : % (année N) - % (année N-1)

-

4,56116513

Meilleur temps cap

02:56:27

02:57:28

Marge personnelle sur meilleur temps cap

01:32:22

1:27:39

Gain en marge personnelle sur meilleur temps cap : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

0:04:43

Différentiel meilleur temps cap (année N) - meilleur temps cap (année N-1)

-

0:01:01

Temps cap médian

04:42:01

04:31:15

Marge personnelle sur temps cap médian

00:13:12

00:06:08

Gain en marge personnelle sur temps cap médian : [marge (année N) - marge (année N-1)]

-

00:07:04

Différentiel temps cap médian (année N) - temps cap médian (année N-1)

-

00:10:46

Différentiel de place entre dépôt du vélo et arrivée cap (gain de place en cap)

-

+22

 

 

 

Temps transition 1

00:02:48

00:02:50

Temps transition 2

00:05:03

00:03:18

 

Je n’ai pas réalisé la même course que l’année dernière, et pourtant, le résultat chronométrique est très proche.

 

 

> En natation, je gagne 1’12’’. Je pense que cela est dû au travail technique hivernal, car je n’ai pas beaucoup nagé sur la fin ; j’ai fait du travail spécifique en combinaison dans le dernier mois.

 

ce que j’ai fait de bien :

 

-                            j’ai fait beaucoup de travail technique et je pense que cela a permis de pallier, dans une certaine mesure bien sûr, le manque de volume

-                            j’ai nagé à l’entraînement dans l’environnement spécifique du lac avec la combinaison et j’ai appris le parcours, physiquement et ensuite mentalement : après, quand on se retrouve dans le noir à voir des petits morceaux d’environnement au moment où on lève la tête, cela aide. Il faut réduire ce que l’on peut réduire d’incertitude

-                            j’ai un peu mieux suivi les battements des autres pour profiter de l’aspiration dans le deuxième tour (comparé à l’année dernière)

 

ce que j’aurais pu faire mieux :

 

-                           développer une meilleure capacité à tolérer la charge lactique imputable au départ (comme l’année dernière l’Embrun Man était pour moi la seule épreuve triathlétique de la saison).

-                           appliquer une plus grande quantité de vaseline autour du cou !

-                           laisser le cardiofréquencemètre de côté pour la natation

-                           faire encore plus attention à l’orientation avant la première bouée et après, quand on amorce le long bout droit en traversée

 

 

> En vélo, je fais, en 2004 et en 2005, le même temps à la minute près sur 185 bornes… avec une préparation différente, un vélo différent, et une course complètement différente. La douleur dans le retour par St André d’Embrun et une montée à l’agonie dans Chalvet constituent les invariants !! (enfin, en 2005 j’étais à l’agonie en utilisant mes deux jambes… pas d’excuse de tendinite cette fois). Côté préparation, j’étais plus affûté en juin, et « hélas » je n’ai pu maintenir - pour des raisons professionnelles - la même pression sur l’entraînement. Comparé à l’année dernière, j’ai roulé plus régulierement en période hivernale, mais j’ai été moins incisif dans la phase d’approche (j’ai essayé de compenser cela par des simulations de l’épreuve lorsque je pouvais libérer des journées, mais la récupération de l’entraînement n’était pas optimale). Côté course, je n’ai pas réussi à « monter vraiment dans les tours »,  j’étais diesel avec des jambes comme un petit peu engourdies tout au long de l’épreuve.

 

ce que j’ai fait de bien :

 

-                           je me suis entraîné sur le parcours

-                           j’ai bien dosé mon effort pendant la course

-                           je me suis bien adapté au manque d’énergie pendant la course

-                           de super descentes sur les petites routes trouées et à fort rayon de courbure

 

ce que j’aurais pu faire mieux :

 

-                           ne pas travailler pour aller faire du vélo… (non, ça n’est pas envisageable)

-                           inclure des sorties à jeun dans ma préparation, je crois que c’est clair, j’aurais dû en faire !!

-                           prendre de quoi me couvrir pour la première boucle sur les Puys afin d’éviter l’hypothermie dès le départ !

-                           ne pas oublier les gants sur la chaise du parc : avoir la main complètement paralysée par le froid, ce n’est vraiment pas agréable et c’est dangereux à tous points de vue

-                           encore plus me forcer à m’alimenter !

-                           peut-être prendre plus de sucres rapides dès le départ du vélo (les polymères de glucose c’est bien mais pas disponibles instantanément)

 

 

> En course à pied, là encore c’est surprenant. Course et marche alternées sur tout le marathon l’année dernière ; cette année très bon premier quart de parcours, un peu difficile entre le 12e et le 20e, ça repart du 20e au 28e, et là explosion physique et des cuisses qui ne tolèrent plus les chocs. « Au final », seulement 3’42’’ de gagné.

 

ce que j’ai fait de bien :

 

-                           je ne me suis pas blessé dans le dernier trimestre avant la course (eh oui… ce n’est pas forcément évident…)

-                           je me suis entraîné sur le parcours

-                           j’ai couru très régulièrement même sur des petits parcours

-                           j’ai l’impression d’avoir contrôlé mon alimentation assez correctement pendant la course à pied

-                           j’étais extrêmement déterminé

 

ce que j’aurais pu faire mieux :

 

-                           bien plus de sorties longues

-                           des sorties à jeun

-                            porter une plus grande attention encore à la limite à ne pas dépasser en course quand j’étais vraiment bien, afin d’éviter de trop gros chocs dans les descentes : ne pas « faire les descentes » et garder un maximum d’énergie pour le retour sur Baratier

-                           ne pas laisser le moindre moment de flottement s’installer quand le « coup de barre » survient entre le 28e et le 32e : j’aurais dû encore plus rapidement rétablir des buts concrets et revaloriser un objectif pour me remobiliser à fond et éviter de perdre ce temps qui part si vite ; en même temps, je ne voulais pas aller trop loin car vu l’état de mes jambes je risquais de me claquer avant l’arrivée ; j’aurais pu tout de même m’engager plus fort dans les portions de marche (même si ce n’est pas ma tasse de thé)

 

 

 

 

 

 


GLOBALEMENT, donc

 

 

 

         *la préparation physique peut être grandement améliorée :

 

-                           en faisant plus de volume, plus d’intensité, plus de tout (non réaliste dans ma situation)

-                           en m’adaptant mieux à mes contraintes de temps et en privilégiant des sorties à jeun à vélo et en course à pied, même si ce n’est pas toujours agréable

-                           en faisant quand même plus de sorties longues à pied (étant donné mon début de marathon et mes bases à pied, je pense que c’est là que je peux le plus rapidement gagner du temps : 40’ me semble réaliste sur une échelle de 2 ans… si je reste investi dans l’Embrun Man et dans le triathlon).

-                           essayer de m’aménager des plages de récupération physique plus importantes et être attentif aux variations de poids corporel (à la baisse) dans les mois précédant la compétition

 

On se rend compte qu’il y a une marge de manœuvre, mais que, pour certaines variables (volume, quantité de récupération), on est déjà dans des situations de « tension » dans la mesure où le temps à accorder est une ressource limitée. Il s’agit donc de repenser très souvent la façon de se préparer pour optimiser le temps consacré à l’activité.

 

         *la préparation mentale

 

-                           une force, en compétition pour rester investi ; et au quotidien pour poursuivre mes projets

-                           doit être aussi conçue comme réponse aux contraintes de temps pour l’exploitation (attentionnelle et affective) maximale de chaque entraînement

 

 

 

Enfin, en analysant les performances médianes réalisées sur l’Embrun Man depuis 6 ans, on s’aperçoit que le temps de course diminue de façon régulière. Il existe une corrélation négative (cf. figure ci-dessous) entre les années qui passent et le temps réalisé par le triathlète de milieu de peloton (les résultats obtenus avant 1999 relativisent un peu cette appréciation, mais il faudrait voir si les parcours dans les trois disciplines étaient strictement identiques : si vous avez des infos ou des suggestions à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter !). Il n’empêche que si la tendance observée sur ces 6 dernières années est pérenne, et si vous souhaitez faire votre premier Embrun Man dans la première partie du peloton, plus vous vous y mettrez tôt, et plus ce sera facile ;->. Ceci est une invitation à découvrir l’épreuve… (où que ce soit dans le peloton…) ! Plus sérieusement, l’analyse des premières lignes du tableau ci-dessus montre que je réalise en 2005 un petit gain de temps sur la marge au temps total du premier (je me rapproche un tout petit peu de sa performance : gain de 3’45’’ par rapport à la marge 2004 ; alors que lui-même améliore sa performance), mais en même temps, la marge que j’ai sur le « performer médian » s’amenuise en passant de 42’42’’ à 30’33’’ (soit une perte de marge de 12’09’’). Ce qui tendrait à montrer qu’il existe un nivellement des performances… par le haut, avec un plus grand nombre d’athlètes passant sous la barre des 14h.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


                                                                                                                                                                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous l’an prochain, pour voir si la tendance se confirme !

 

 

 

 

 

 


VIDÉOS À L’ENTRAÎNEMENT

Natation- 26/07/2005 : 1,9 Km

18:19- Plan d’eau d’Embrun (21,6 Mo, durée 4 min 19 s) > Fichier QuickTime :  .MOV

 

Vélo- 25/07/2005 : 200 Km (sortie avec le parcours complet) :

12:56 - Aller, vers St André d’Embrun (1,94 Mo, durée 23 s) > Fichier QuickTime :  .MOV

13:32- Aller, vallée du Guil, au pied de l’Izoard (5,68 Mo, durée 1 min 07s) > Fichier QuickTime :  .MOV


LIENS

Mon « rapport » sur l’Embrun Man 2004 : le premier pour moi…

Site officiel de l’organisation de l’Embrun Man : vous voulez vous inscrire, alors ne perdez plus de temps et téléchargez le bulletin d’inscription pour la prochaine édition !

Site de Jean-Bernard OURY et de la RAM (Radio Alpine Meilleure) : à ce jour, de loin le site le plus complet avec des interviews, tous les résultats des éditions récentes et l’historique de l’épreuve.

Site de La Ciotat Triathlon : mon club de 2003 à 2005, organisateur d’un beau triathlon.


©Eric LAURENT octobre 2005-

http://www.ergos-perf.com

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