Embrun Man 2005

Natation
3,8 Km / Vélo 185,5 Km / Course à Pied 42,195 Km
Lundi 15 août 2005
« Mon
2e Embrun Man »
Dernière mise à jour effectuée vendredi 11 novembre 2005
Voici donc, comme promis, un
petit retour sur la journée du 15 Août 2005…
Remerciements auparavant à
tous les gens qui m’ont soutenu le jour J :
mes parents, Carole, Cyrille, Emlyn (merci à eux aussi de regarder d’un bon œil un mode de vie un peu spécial, qui permet la participation à ce genre d’épreuves ; et encore d’avoir assuré le « reportage photo et vidéo »), Hélène, Elsa, Luc, Maurice, Fredy, Yannick, Alex, Arnaud, Serge… et les nombreux spectateurs anonymes
ou bien à distance :
Patrick, Marcus, Gaby...
|
C’est le réveil en pleine nuit, comme je l’aime. Sans doute parce que cela souligne le caractère un peu exceptionnel de la journée qui s’amorce. Je me réveille naturellement, tout seul, (pile à l’heure, comme les deux nuits précédentes !??). Repas, douche chaude, mise en place des pansements préventifs sur les zones de frottement. Puis départ du camping vers le parc en même temps que notre voisin, Frédéric Suglia du DTP d’Aubagne. Mes parents me déposent et je trottine pour arriver à l’entrée du parc. Comme l’année dernière, j’apprécie ce moment. Dans la nuit, les bénévoles, les arbitres, tout le monde est à son poste pour faire réussir, ensemble, une belle journée. Et l’on rentre dans le parc.
5h35. Une petite
vue du parc à vélo quelques dizaines de minutes avant le départ.
5h45. Quelques triathlètes sortent du parc et partent
s’échauffer dans le port d’aviron !! Moi je finis de me préparer (dans
le parc, loin derrière…), puis je cours me positionner dans le sas… Il y a
énormément de monde et je dois me faufiler sur plus de 15 mètres pour
parvenir au premier cinquième du peloton. Les triathlètes à Embrun sont
plutôt enclin à laisser leurs concurrents se positionner où bon leur semble
(on n’a pas trop envie de rajouter encore de la difficulté en se faisant
noyer par un meilleur nageur retenu à l’arrière du peloton parce qu’il n’a
pas pu se positionner en fonction de son niveau).
5h49. Oui, il fait bien noir
et la tâche blanche c’est un bonhomme en train de s’échauffer (!!!). Les
spectateurs sont déjà prêts… Les filles et les handisports sont sur le
départ !
5h53. Les filles et les handisports sont partis. On a
été libéré du sas : je cours sur la plage (assez vite !) et je
me positionne en 2e ou 3e ligne. Je tourne la tête à
droite et je tape sur l’épaule de mon voisin, c’est Thierry Chatron.
Derrière moi quelqu’un arrive, c’est encore un toulonnais, Hervé Schreck. Je
suis entouré par « la sous-section toulonnaise » de l’armada
du TM Gréoux. Je laisse passer Hervé devant moi (l’année dernière il sort 16e
de l’eau). Bien, un peu de convivialité, mais
tout le monde se remet dans la course en quelques secondes et les visages se
ferment.
5h57. Les spectateurs et certains triathlètes tapent dans
les mains, la pression monte tranquillement. Je sais que je suis suffisamment
activé physiologiquement mais relâché en même temps, bref prêt à partir.
5h58. Les lunettes
sont sur les yeux et je suis dans la course !!
6h03. Sentiment
d’oppression thoracique : difficulté à mouvoir les muscles respiratoires (sentiment
d’être asthmatique). Bon je sais que c’est un phénomène assez
commun à Embrun à ce stade de la course : dette d’oxygène,
environnement hostile, perte de repères, désorientation, il faut se
décontracter. En plus, j’ai pris mon cardiofréquencemètre et l’émetteur est
peut-être un peu serré autour du thorax. J’ai recours à des techniques que je
fais pratiquer en préparation mentale... Respiration abdominale, diminution
de la tonicité musculaire, imagerie mentale, relativisation de la situation.
Je diminue fortement mon rythme de course jusqu’à la première grosse bouée,
puis ça repart doucement. Première situation un peu délicate gérée, je
sais que ça va mieux se passer sur le reste du parcours natation. Comme
l’année dernière, je me retrouve ensuite rapidement un peu isolé, à gauche
des autres.
6h19. Un bateau chargé de la
sécurité.
6h25. Le peloton de tête est vers la mi-parcours en
natation. Vers 6h29. J’entame le deuxième tour. Allez,
je vais être un peu mieux techniquement, je le sais. Je nage plus au contact
des autres triathlètes, ce qui me permet de profiter de l’aspiration et de me
décontracter. Sur le retour vers le parc, je reprends des places.
6h36. C’est
beau ! (enfin, là, j’ai quand
même la tête dans l’eau…mais de temps en temps on peut apercevoir les montagnes
et… la lumière !)
6h46. Reste une centaine de
mètres pour le premier (Cyrille Neveu). 7h00. Je sors de
l’eau. OUI, ça c’est un bon moment. 1h00’57’’. Bon, c’est
moyen. Une grosse minute de moins comparé à l’année dernière. La foule
et les applaudissements, il fait jour. C’est déjà un
autre combat. Je tourne la tête au moment de
passer sous le portique du chrono, et j’aperçois à mes côtés Thierry. On est
parti l’un à côté de l’autre et on passe une heure plus tard ensemble sous le
portique !!! Un petit encouragement mutuel, puis chacun sa route (la
meilleure perf de Thierry c’est 11e à Embrun… alors je sais que je
ne devrais plus le revoir à vélo). C’est une épreuve Ironman, mais ça court
vite pour faire une bonne transition ! Je regagne ma place et j’entends
« Allez Éric », mes parents et un ami à eux m’encouragent.
7h01.
Récupérer le vélo le plus rapidement possible : Ironman ou sprint, peu
importe ! (Nota pour les quelques spectateurs qu’on entend dire
parfois « doucement t’as le temps » dans les aires de
transition : le changement fait partie de la course et aller vite dans
cette phase ce n’est pas ce qui nous fatigue. On ne descend pas rapidement
dans les courbes à vélo pour gagner quelques secondes et les perdre dans le
changement ! Enfin, la course ne se termine qu’à la fin du
marathon !).
7h03. Je finis de me changer (au
fond à gauche) et salue « mes supporters » pour les
remercier ;-> : je m’en vais à vélo.
Au bout de 2 Km, surprise énorme,
ma sœur, mon beau-frère et ma nièce sont sur le bord de la route : je
pense « ils sont exceptionnels… » (excusez-moi de verser dans le
subjectivisme, mais c’est le style de l’exercice qui le permet alors… ils ne
devaient pas monter officiellement, et ils ont fait la route dans la
nuit : MERCI !). Donc, l’ensemble fait que le vélo commence
vraiment très bien. 2 kilomètres plus loin, c’est Marc Louis qui me passe,
très véloce (?!). Au sommet des Puys je commence à déchanter. Hypothermie,
je ne peux plus plier la main gauche pour freiner !!
Deuxième moment dur de la course. J’essaye de réchauffer ma main
comme je peux et heureusement j’amorce une portion de descente éclairée par
le soleil, je vais me réchauffer et pouvoir contrôler ma main. La main réchauffée, je fais une super
descente et reprends pas mal de places.
7h30. Pendant
ce temps, il y en a d’autres qui se gèlent aussi… ma nièce (bon pour elle ça
a l’air d’aller à peu près…), ma sœur, ma mère et mon beau-frère. 8h33. Premier retour sur Embrun,
je passe approximativement au bout d’1h30 de vélo au grand rond-point
de l’entrée d’Embrun, et là… le public est très nombreux et les corps des
spectateurs défilent des deux côtés de la route. Toute énergie est bonne à
prendre, je profite du spectacle en passant sur les côtés. J’entends et
j’aperçois mon père, et un peu plus loin Serge, son collègue. Sur la route
vers St Clément/Durance, dans une portion de descente, un écureuil
décide de traverser devant ma roue avant, mais se ravise afin de nous
épargner des soucis… merci l’écureuil pour ta sage décision ! 10h25. Dans
la montée de l’Izoard, je retrouve
Carole, Cyrille et Emlyn qui dort dans le porte-bébé. Ça me
fait marrer de voir qu’Emlyn a vraiment d’autres soucis plus urgents que de
s’occuper de la course… Chacun sa temporalité…
L’Izoard
quelques hectomètres avant Arvieux.
100 mètres plus loin. Échanges avec un triathlète spectateur. Vers 11h00. Ça devient dur dans l’Izoard. Pas de problème
particulier pour continuer à avancer doucement. Cependant, j’ai de mauvaises sensations, je n’arrive pas à faire tourner les jambes (j’ai
comme une très légère sensation d’engourdissement qui se maintiendra jusqu’au
bout du vélo), je n’arrive pas à mettre du braquet et le cœur ne monte pas
vraiment en pulsations. L’ascension est vraiment différente par rapport à
l’année dernière où dans cette partie j’étais en pleine forme. Dans le passage dans la forêt je ne suis
vraiment pas bien. Arrivé à la
Casse Déserte, je « respire un peu », je sais que le plus dur
de l’ascension est derrière moi. Au Km 98,4 du vélo, je bascule au
sommet après m’être rempli les poches et avoir récupéré mes gourdes de
ravitaillement. Bon, je me pose des questions sur la descente car il y
quelques temps, dans cette même descente à l’entraînement, le vélo vibrait
complètement quand je freinais, sans doute avec le froid, l’altitude et le
déplacement de l’air. J’espère que la maintenance effectuée aura eu de
l’effet (difficile d’en être sûr car ce phénomène ne survient qu’en
altitude : tiens d’ailleurs si vous
avez des solutions… envoyez moi un petit courriel… j’ai fait changé les
patins et fait vérifié le jeu de direction, mais malgré cela…->). J’attaque les premiers virages en épingles et
double quelques concurrents. Mais un peu plus loin, je me rends compte que ça
recommence ! Je freine et là je fais des « bonds latéraux »
avec le vélo : mauvaise nouvelle, mais je n’ai pas envie de me tuer.... Je ne
vais pas pouvoir descendre correctement (Argh !!). Un peu plus loin,
dans les longs bouts droits, je me fais doubler. Impossible de prendre plus
de 60 km.h-1 là où certains doivent descendre à 90. C’est frustrant, mais il
faut faire avec. En plus, une deuxième hypothermie survient à ce moment. Moral
en baisse, mais on commence à avoir l’habitude ! Et là, il y a
toujours des événements qui viennent décontracter l’atmosphère… Là, à côté de moi, il y a un gars qui descend…
en maillot de bain et débardeur type brassière au-dessus du nombril et
sans manche!!! Je trouve cela tellement hallucinant, il faisait 8 degrés
au sommet ! En discutant un peu, il me dit qu’il n’a pas froid. Bon ben
tout va bien alors J
! Après Briançon, on se dirige vers Champcella. Je n’arrive pas à
retrouver de bonnes sensations et en plus je n’arrive plus à m’alimenter depuis le sommet de l’Izoard (il
n’y a que ma boisson au bouillon de poule qui passe de temps en
temps)… jusqu’à la
fameuse côte de Pallon et ses 15%.
Juste avant, il y a une portion de descente. Je profite de l’élan et d’une fraîcheur retrouvée (ou enfin arrivée…) pour conserver ma vitesse en gardant
la grosse plaque. Les gens me regardent un peu éberlués, m’encouragent, mais
me disent aussi « d’en garder ». Ne vous inquiétez pas je ne vais
pas faire toute la côte sur le 53 !
Là encore, scénario différent de l’année dernière, je monte vraiment
bien, et la côte de Pallon (~Km 140) me parait plutôt courte. Comme
l’année dernière, je
tombe sur Maurice et Yannick, de
La Ciotat Triathlon (LCT, mon
club), fidèles à leur poste pour nous encourager (même s’ils ont déjà
participé) et qui trouvent spontanément des mots sympas (merci les
amis !). Vidéo vélo à 12h54 dans
la côte de Pallon (Km 140,2) ici *Fichier QuickTime .MOV (si vous ne pouvez pas
lire le fichier après avoir attendu un temps raisonnable et avoir actualisé
la page, vous pouvez essayez de télécharger le player QuickTime pour
Windows : http://www.apple.com/fr/quicktime/download/win.html)
Arrivé
au sommet de la côte de Pallon, je suis en discussion avec mon père. J’essaye
d’expliquer que jusqu’à il y a très peu, j’ai eu l’impression d’avoir les
muscles qui tournaient « au ralenti » : eh oui… pour
les spectateurs c’est long d’être dans l’expectative pendant plus de 13h00,
alors un peu de communication… c’est le minimum ! >> Vidéo vélo à 13h00, au
sommet de la côte de Pallon (Km 141,1) ici Vers 13h19, en arrivant vers le Km
150, à 2 Km de Réotier, j’ai des brûlures gastriques. Je me fais doubler par un
groupe L (?) que je repasserai dans la descente sur St
Clément/Durance J. >> Vidéo vélo à 13h22 à 2 Km
de Réotier (Km 150) ici 13h45. Sur le
retour, vers St André d’Embrun (~Km 165,5)…
à Le retour entre St Clément/Durance et Embrun est comme l’année dernière et comme à
l’entraînement, très difficile pour moi. Arrivé sur Embrun, j’attaque la côte de Chalvet au ralenti, et comme d’habitude, c’est terrible ! Depuis le sommet de l’Izoard je n’arrive
plus à m’alimenter correctement, c’est vraiment un problème ! Je me
force à boire, au moins le coca que l’on me présente aux ravitaillements. Après
la descente, je pose le vélo dans le parc, et là, gros point d’interrogation.
Le bilan du vélo n’est pas
fameux, j’ai l’impression de
n’avoir jamais été au mieux, sauf dans les descentes (si l’on fait
l’exception bien sûr de celle de l’Izoard). Je me demande vraiment comment
cela va se passer à pied. Je n’étais pas très bien en vélo, mais en même
temps je n’ai jamais fait monter le rythme cardiaque de façon importante,
alors il me reste peut-être des réserves ?
Vidéo course à pied premier tour
à 15h12 (~Km 1,8) ici Vidéo course à pied premier tour
à 15h18 (~Km 3) ici Vidéo course à pied premier tour
à 15h31 (~Km 5,5) ici Je maintiens le cap sans difficulté, et je reprends
facilement une quinzaine de places en 12 Km. Cette année au moins, je peux profiter un peu de ma
« discipline de prédilection » (... en triathlon).
Vers 16h03. Premier tour (Km 12,2). J’en ai fini avec les 5 bornes du fameux
aller-retour le long de la Durance. Malgré sa « mauvaise
réputation » auprès des concurrents (ligne quasiment droite et
demi-tour), cet aller-retour ne me dérange pas plus que ça. C’est une période
où je me concentre sur mes sensations, l’alimentation, l’imagerie mentale.
En plus cela nous permet de voir un peu les autres triathlètes : j’ai
croisé un équipier du LCT, Eric Zaïna, qui amorçait son aller/retour. En
vélo, on voit du pays, en course à pied, au moins, on voit du monde. Je me
dirige vers le Pont Neuf (à 300m). Je commence à éprouver les premières sensations de jambes
lourdes et le
retour vers Baratier, vallonné, me fera bien plus mal. Arrivée au parc pour amorcer
le deuxième tour. Je récupère mon
collier fluo attestant l’accomplissement du premier tour. Passant devant le
point de ravitaillement personnel, je décide de ne pas attendre mon sac car
il y a un peu de monde devant moi et je suis à peu près sûr que je ne pourrai
pas avaler autre chose que du coca. Au ravitaillement commun je vois Fredy, du LCT. Elle arbitre pour la ligue mais s’autorise
quand même un petit encouragement… (merci !). Voir des gens différents à des moments
différents, tout au long du parcours, c’est quelque chose ! J’entame donc mon deuxième tour de
façon plus poussive que 20 Km plus
tôt, mais bon, j’ai déjà fait un premier tour acceptable. Vidéo course à pied un peu
après le semi-marathon à 17h10 (~Km 21,6) ici Au Km 22,5, je retrouve Hélène, Luc et Elsa, des amis qui sont venus pour m’encourager sur la
course à pied. Grand bol d’air encore. On rigole bien malgré la course et la
douleur. Mais en fait, c’est
reparti et je me sens à nouveau très bien… jusqu’au
deuxième aller-retour sur la digue où je commence à ne plus supporter les
chocs dans les cuisses.
17h49. Pendant que je fais mon aller-retour sur la digue
de la Durance dans ce deuxième tour, Hélène, Elsa et Luc posent, « dans
les prés », pour la photo ! ;-> Merci à vous mes amis
supporters !
18h23, Km 34,4. Ravitaillement de Starflash. Sur le retour vers Baratier. Non, je ne suis pas en train de tomber sur le côté… ;-> mais je me déséquilibre (en bon judoka ?) pour me déplacer de façon la plus économique qui soit… vers le ravitaillement qui est sur ma gauche !!! Cela fait 4 Km que je ne peux quasiment plus courir, les cuisses ne tolèrent plus les chocs.
18h24, Km 34,4. Le ravitaillement en question… Péché de soif ? Je ne sais pas, mais en tous
cas, ça fait du
bien !
18h24, Km 34,4. Après le ravitaillement, dur de repartir en côte.
Allez, 1,1 Km de montée, et ensuite ça descend ou c’est plat jusqu’à la
ligne. Mais dans la descente, c’est pareil, j’alterne marche et course !
Je rencontre Arnaud (Sarzacq, du LCT), vers le pont de la Clapière
(Km 39), qui m’accompagne un peu en « courant » à côté de
moi ; le soutien de « cet expérimenté » (17e
l’année dernière juste derrière Hervé!), me permet de me maintenir, mais je
ne peux donner plus. Je
sais juste que c’est bientôt fini,
un petit tour de plan d’eau et puis la ligne d’arrivée. Je passe sous le pont et ce tour de plan d’eau est
consacré à revenir sur les événements, à profiter
de la conclusion de cette longue journée, et d’une certaine façon, à célébrer
mentalement une année entière de préparation.
19h24,
Km 42. Merci à tous ! Il
me reste 200 mètres. Bizarrement et contrairement à l’année dernière où
je ne pouvais pas aller beaucoup plus vite que mon rythme de croisière, je peux encore changer d’allure pour
finir ces 200 mètres à 15-16-17 km.h-1.
En plus ça plaît aux
gens ! Je les salue, je prends ma médaille, mon Tee-shirt et direction
le massage immédiatement après, où je fais ma troisième hypothermie de la journée !!!!
(Argh !!) *** 13h25’46 ; 249e / 799 partants / 686 arrivants Finalement, on classe*
l’équipe de La Ciotat Triathlon avec 3 gars rentrés (LAURENT – TESTARD 588e en
15h25’42’’ – VERIN 605e en
15h39’19’’) *** Voila, un petit verre en terrasse (euh.. du soda, mais
plus de coca je crois), une petite discussion « technique » avec
Samuel d’Endurance Shop Toulon, et puis un repas en famille. *Si quelqu’un a eu le classement par équipe,
vous pouvez me le communiquer et je le ferai figurer. Pour les collègues du LCT, je remarque que
l’image du club est bonne auprès des spectateurs ( !!) et des
triathlètes (on m’a aussi maintes fois interpellé au sujet de l’organisation
de l’Iron B de La Ciotat, en me disant qu’une superbe épreuve comme celle-là
devait être soutenue… alors bravo et réussite pour la suite !!) Pour moi, c’était probablement
la dernière saison dans le club. C’est l’occasion de vous remercier pour votre accueil
pendant ces deux saisons, et de souligner le caractère convivial de la vie
dans cette structure ; caractère que j’ai particulièrement apprécié. Je vous
dis à bientôt, sur les épreuves ou ailleurs, et pourquoi pas un jour à
nouveau au club. ÉRIC ! ANALYSE DESCRIPTIVE ET
TENTATIVES EXPLICATIVES SUR LES RÉSULTATS 2004 2005 Nota : les différentiels
calculés sont exprimés en valeurs absolues. Cependant, j’ai coloré en bleu
une amélioration ou encore un gain positif en marge personnelle sur un temps
de référence (meilleur temps sur une épreuve ou temps médian). Une diminution
de performance ou un « gain négatif » (une perte) sur marge
personnelle sont indiqués en rouge.
Je n’ai pas réalisé la même course que l’année dernière, et pourtant,
le résultat chronométrique est très proche. >
En natation, je gagne 1’12’’. Je pense que cela est dû au travail
technique hivernal, car je n’ai pas beaucoup nagé sur la fin ; j’ai
fait du travail spécifique en combinaison dans le dernier mois. ce que j’ai fait de
bien : -
j’ai
fait beaucoup de travail technique et je pense que cela a permis de pallier,
dans une certaine mesure bien sûr, le manque de volume -
j’ai
nagé à l’entraînement dans l’environnement spécifique du lac avec la
combinaison et j’ai appris le parcours, physiquement et ensuite
mentalement : après, quand on se retrouve dans le noir à voir des petits
morceaux d’environnement au moment où on lève la tête, cela aide. Il faut réduire
ce que l’on peut réduire d’incertitude -
j’ai
un peu mieux suivi les battements des autres pour profiter de l’aspiration
dans le deuxième tour (comparé à l’année dernière) ce que j’aurais pu
faire mieux : -
développer
une meilleure capacité à tolérer la charge lactique imputable au départ
(comme l’année dernière l’Embrun Man était pour moi la seule épreuve
triathlétique de la saison). -
appliquer
une plus grande quantité de vaseline autour du cou ! -
laisser
le cardiofréquencemètre de côté pour la natation -
faire
encore plus attention à l’orientation avant la première bouée et après, quand
on amorce le long bout droit en traversée > En vélo,
je fais, en 2004 et en 2005, le même temps à la minute près sur
185 bornes… avec une préparation différente, un vélo différent, et une course
complètement différente. La douleur dans le retour par St André d’Embrun et
une montée à l’agonie dans Chalvet constituent les invariants !! (enfin,
en 2005 j’étais à l’agonie en utilisant mes deux jambes… pas d’excuse de
tendinite cette fois). Côté préparation, j’étais plus affûté en juin,
et « hélas » je n’ai pu maintenir - pour des raisons
professionnelles - la même pression sur l’entraînement. Comparé à l’année
dernière, j’ai roulé plus régulierement en période hivernale, mais j’ai
été moins incisif dans la phase d’approche (j’ai essayé de compenser cela
par des simulations de l’épreuve lorsque je pouvais libérer des journées,
mais la récupération de l’entraînement n’était pas optimale). Côté course,
je n’ai pas réussi à « monter vraiment dans les tours », j’étais diesel avec des jambes comme un
petit peu engourdies tout au long de l’épreuve. ce que j’ai fait de bien : -
je
me suis entraîné sur le parcours -
j’ai
bien dosé mon effort pendant la course -
je
me suis bien adapté au manque d’énergie pendant la course -
de
super descentes sur les petites routes trouées et à fort rayon de courbure ce que j’aurais pu
faire mieux : -
ne
pas travailler pour aller faire du vélo… (non, ça n’est pas envisageable) -
inclure
des sorties à jeun dans ma préparation, je crois que c’est clair, j’aurais dû
en faire !! -
prendre
de quoi me couvrir pour la première boucle sur les Puys afin d’éviter
l’hypothermie dès le départ ! -
ne
pas oublier les gants sur la chaise du parc : avoir la main complètement
paralysée par le froid, ce n’est vraiment pas agréable et c’est dangereux à
tous points de vue -
encore
plus me forcer à m’alimenter ! -
peut-être
prendre plus de sucres rapides dès le départ du vélo (les polymères de
glucose c’est bien mais pas disponibles instantanément) >
En course à pied, là encore c’est surprenant. Course et marche
alternées sur tout le marathon l’année dernière ; cette année très bon
premier quart de parcours, un peu difficile entre le 12e et le 20e,
ça repart du 20e au 28e, et là explosion physique et
des cuisses qui ne tolèrent plus les chocs. « Au final », seulement
3’42’’ de gagné. ce que j’ai fait de
bien : -
je
ne me suis pas blessé dans le dernier trimestre avant la course (eh oui… ce
n’est pas forcément évident…) -
je
me suis entraîné sur le parcours -
j’ai
couru très régulièrement même sur des petits parcours -
j’ai
l’impression d’avoir contrôlé mon alimentation assez correctement pendant la
course à pied -
j’étais
extrêmement déterminé ce que j’aurais pu faire
mieux : -
bien
plus de sorties longues -
des
sorties à jeun - porter une plus grande attention encore à la limite à ne pas dépasser en course quand j’étais vraiment bien, afin d’éviter de trop gros chocs dans les descentes : ne pas « faire les descentes » et garder un maximum d’énergie pour le retour sur Baratier -
ne
pas laisser le moindre moment de flottement s’installer quand le « coup
de barre » survient entre le 28e et le 32e :
j’aurais dû encore plus rapidement rétablir des buts concrets et revaloriser
un objectif pour me remobiliser à fond et éviter de perdre ce temps qui part
si vite ; en même temps, je ne voulais pas aller trop loin car vu l’état
de mes jambes je risquais de me claquer avant l’arrivée ; j’aurais pu
tout de même m’engager plus fort dans les portions de marche (même si ce
n’est pas ma tasse de thé)
GLOBALEMENT, donc *la préparation physique peut
être grandement améliorée : -
en
faisant plus de volume, plus d’intensité, plus de tout (non réaliste dans
ma situation) -
en
m’adaptant mieux à mes contraintes de temps et en privilégiant des sorties à
jeun à vélo et en course à pied, même si ce n’est pas toujours agréable -
en
faisant quand même plus de sorties longues à pied (étant donné mon début de
marathon et mes bases à pied, je pense que c’est là que je peux le plus
rapidement gagner du temps : 40’ me semble réaliste sur une échelle de 2
ans… si je reste investi dans l’Embrun Man et dans le triathlon). -
essayer
de m’aménager des plages de récupération physique plus importantes et être
attentif aux variations de poids corporel (à la baisse) dans les mois
précédant la compétition On
se rend compte qu’il y a une marge de manœuvre, mais que, pour certaines
variables (volume, quantité de récupération), on est déjà dans des situations
de « tension » dans la mesure où le temps à accorder est une
ressource limitée. Il s’agit donc de repenser très souvent la façon de se
préparer pour optimiser le temps consacré à l’activité. *la préparation mentale -
une
force, en compétition pour rester investi ; et au quotidien pour
poursuivre mes projets -
doit
être aussi conçue comme réponse aux contraintes de temps pour l’exploitation
(attentionnelle et affective) maximale de chaque entraînement Enfin,
en analysant les performances médianes réalisées sur l’Embrun Man depuis 6 ans, on s’aperçoit que le temps de course diminue de
façon régulière. Il
existe une corrélation négative
(cf. figure ci-dessous) entre
les années qui passent et le temps réalisé par le triathlète de milieu de
peloton (les résultats obtenus
avant 1999 relativisent un peu cette appréciation, mais il faudrait voir si
les parcours dans les trois disciplines étaient strictement identiques :
si vous avez des infos ou des suggestions à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter !). Il n’empêche que si la
tendance observée sur ces 6 dernières années est pérenne, et si vous
souhaitez faire votre premier Embrun Man dans la première partie du peloton, plus vous vous y mettrez tôt, et plus
ce sera facile ;->. Ceci est une invitation à
découvrir l’épreuve… (où que ce
soit dans le peloton…) ! Plus sérieusement, l’analyse des premières
lignes du tableau ci-dessus montre que je réalise en 2005 un petit gain de
temps sur la marge au temps total du premier (je me rapproche un tout petit
peu de sa performance : gain de 3’45’’ par rapport à la marge
2004 ; alors que lui-même améliore sa performance), mais en même temps,
la marge que j’ai sur le « performer médian » s’amenuise en passant
de 42’42’’ à 30’33’’ (soit une perte de marge de 12’09’’). Ce qui tendrait
à montrer qu’il existe un nivellement des performances… par le haut, avec
un plus grand nombre d’athlètes passant sous la barre des 14h.
Rendez-vous l’an prochain, pour voir si la tendance se
confirme ! |
VIDÉOS
À L’ENTRAÎNEMENT
Natation- 26/07/2005 : 1,9
Km
18:19- Plan d’eau d’Embrun (21,6
Mo, durée 4 min 19 s) > Fichier QuickTime : .MOV
Vélo- 25/07/2005 : 200 Km
(sortie avec le parcours complet) :
12:56 - Aller, vers St André
d’Embrun (1,94 Mo, durée 23 s) > Fichier QuickTime : .MOV
13:32- Aller, vallée du Guil, au
pied de l’Izoard (5,68 Mo, durée 1 min 07s) > Fichier
QuickTime : .MOV
LIENS
Mon
« rapport » sur l’Embrun Man 2004 : le premier pour moi…
Site officiel de l’organisation de l’Embrun Man : vous voulez vous inscrire, alors ne perdez plus de temps et téléchargez le
bulletin d’inscription pour la prochaine édition !
Site de Jean-Bernard OURY et de la RAM (Radio Alpine Meilleure) :
à ce jour, de loin le site le
plus complet avec des interviews, tous les résultats des éditions récentes et
l’historique de l’épreuve.
Site de La Ciotat Triathlon : mon club de 2003 à 2005, organisateur d’un beau
triathlon.
©Eric
LAURENT octobre 2005-
Une
erreur, un commentaire, une suggestion ? Merci, envoyez-moi
un courriel !